Il est grand grand temps que je reprenne ma plume. Qu’est ce que j’ai fait pendant 2 mois? Pas grand-chose… Mini Mini Parisienne est arrivée, et elle a suffit à chambouler un peu tout le reste. Bref, retour à la vie normale maintenant: on dort et on mange à des heures descentes, ouf.
Mais à part ça, entre les sample sales pour mommy et babies, les dejs ou les cocktails entre copines sur les rooftops, j’ai été super busy moi! Pas facile tous les jours d’être une SAHM.
Mais là n’est pas l’objet de mon billet d’aujourd’hui.
J’attendais avec impatience l’arrivée de Mini Mini Parisienne, entre autres, pour avoir mon goody bag de l’hôpital. Bon d’accord, les repas y étaient dé-gueu-lasses mais le goody bag m’a fait oublier tout ça. Déjà il y a 3 ans il était pas mal, mais la il était encore mieux. Et hop, je repars donc avec mon parfum, soin et maquillage Chanel, et Mini Mini Parisienne avec un petit pyjama Ralph Lauren. Sympatoche non? De quoi éventuellement considérer un 3ème baby. Ah oui, parce que j’ai testé: ils ne donnent le goody bag que lorsqu’on a un baby, pas pour un séjour «classique». J’ai donc un tout nouveau parfum préféré, Coco Mademoiselle, et une crème de jour préférée, Hydramax + Active.
Si avec tout ça, on ne voit pas un boom de la natalité dans l’Upper East Side, je ne vois pas ce qu’il faut de plus! Ça m’a fait oublier que Beyoncé avait, elle, accouché au Lenox Hill Hospital, à quelques blocs du NYPH, et qui du coup devient la maternité la plus galmour de NY, mais pas sure qu’ils donnent tout plein de cadeaux là-bas.
mardi 19 juin 2012
jeudi 29 mars 2012
Book club
Tout a commencé pendant les vacances de Noël quand je me suis retrouvée sans rien à lire, à l’aéroport, avec quelques heures de voyage en perspective. J’erre dans la librairie de JFK et je me décide pour The Hunger Games, tome 1. J’en ai beaucoup entendu parler, mais je n’étais pas convaincue, trop violent, trop Twilight-esque, trop pas moi quoi. Là, je suis au pied du mur et je me lance. 48 heures plus tard, j’ai fini le 1er tome, et c’est pas au fin fond du Yucatan que je risque de tomber sur le tome 2. De retour à NY 10 jours plus tard, le 1er janvier, la seule chose qui m’intéresse c’est de trouver un Barnes & Noble ouvert pour attaquer le 2ème tome. C’est chose faite (oui B&N est ouvert le 1er janvier, vive l’Amérique!) et 48 heures plus tard, me voilà de retour chez B&N pour le tome 3. A chaque fois, je me fais avoir. Je passe un quart d’heure à chercher dans les rayons fiction sans succès, finis par demander à un vendeur, qui immanquablement me regarde avec une pointe de pitié dans les yeux et me renvoie vers le rayons Young Adults où le livre est disponible parmi les histoires de vampires pour teenagers. Légèrement la honte, j’ai un poil passe l’âge quand même.
Fast forward 3 mois plus tard, The Hunger Games c’est old news, so winter 2011 / 2012. La chick litt c’est out depuis un moment, les vampire books c’est over, la nouvelle tendance littéraire de 2012 c’est le «Mommy porn». Et oui!
La trilogie hot du moment, dont tout le monde parle autour du water cooler dans les bureaux ou dans les playgrounds branchés, les bouquins à lire au printemps 2012, c’est 50 Shades of Grey. De ce que j’ai compris, c’est Les Liaisons Dangereuses version 21ème siècle, donc légèrement carrément plus explicit qu’au 18eme siècle, plus du tout PG13, complètement steamy. Juste pour vous donner une idée, je déteste les blagues graveleuses et je n’ai jamais été attirée du tout par les livres du genre Harlequin, mais là je me dis que c’est socially acceptable de lire ce genre de livres. Du coup, je me lance, et comme j’ai décidé d’être cool en 2012, je me suis aussi lancée dans le ebooking. Armée de mon tout nouveau Kindle Touch, hier soir, j’ai entamé le 1er tome et je pense comprendre d’où vient le hype. Tout le monde autour de moi en a entendu parler, personne n’a le livre (encore), il est sold out everywhere, mais tout le monde a bien l'intention de le lire. Je vous tiens au courant. Les droits pour le film ont été signés cette semaine, ce qui déchaine encore plus les foules de suburban mums et autres desperate housewives en quête d’action.
vendredi 9 mars 2012
Diva day
Mini Parisienne se prend pour une princesse depuis quelques mois. Jusque là rien de bien exceptionnel pour une petite fille de bientôt 3 ans. Au début, j’étais un peu angoissée qu’elle soit atteinte du syndrome Toddlers &Tiaras et que notre monde jusqu’ici normal bascule à tout jamais. Mais elle a été plus forte que nous, a anticipé la chose et a décidé de nous appeler «reine maman» et «roi papa». Logique après tout pour une princesse. Alors forcément, c’est la classe intersidérale maintenant. Elle peut faire Toddlers &Tiaras si elle veut, moi je suis reine, c’est tout ce qui compte.
Ames sensibles arrêtez votre lecture ici, la suite est assez effrayante. Toddlers &Tiaras, what is it?
On pourrait résumer le concept de cette émission à l’image ci-dessous. T’as peur hein? Moi j’ai peur.
Faux cheveux, fausses dents, 3 tubes de fond de teint, faux cils, faux ongles, la totale quoi.
Chaque semaine, l’émission suit des petitesfilles monstres qui participent à des beauty pagents pour gamines de moins de 5 ans. Un peu comme dans Little Miss Sunshine mais là c’est la vraie vie. Les parents les trimballent de concours en concours, les coachent, les maquillent, les pourrissent, et dépenses 1500% des économies qu’ils n’ont pas pour vivre leur rêve. Si là t’as toujours pas peur, je ne peux plus rien faire pour toi. Le pire dans tout ça, c’est que les petits filles ne sont pas forcement jolies (c’est un euphémisme), les parents font de la peine tellement ils sont à donf (c’est un euphémisme), le jury se prend grave au serieux (c’est un euphémisme) et que l’ambiance est sérieusement glauque (c’est un euphémisme). Et les robes, OMFG, les robes? Impossible de faire plus fugly. Là, j’ai plus peur, j’ai la nausée. Je t’ai fait une micro sélection histoire de partager mon expérience. Le makeup, les faux-cheveux, les robes en polyester cheapos, tout y est!
Je sais pas vous, mais moi ce week end, j’emmène ma fille au musée puis à la bibliothèque, puis à son cours de chinois. Better safe than sorry.
Si t'es pas assez sous le choc, une petite video pour la route. Enjoy!
Ames sensibles arrêtez votre lecture ici, la suite est assez effrayante. Toddlers &Tiaras, what is it?
On pourrait résumer le concept de cette émission à l’image ci-dessous. T’as peur hein? Moi j’ai peur.
Faux cheveux, fausses dents, 3 tubes de fond de teint, faux cils, faux ongles, la totale quoi.
Chaque semaine, l’émission suit des petites
Je sais pas vous, mais moi ce week end, j’emmène ma fille au musée puis à la bibliothèque, puis à son cours de chinois. Better safe than sorry.
Si t'es pas assez sous le choc, une petite video pour la route. Enjoy!
mardi 28 février 2012
Entre les deux, mon coeur balance
“When I’m in Paris, I miss New York, and when I’m in New York, I miss Paris. It’s really impossible to choose.” Vahram Muratyan
Pour ceux qui ont vécu sur une autre planète les quelques derniers mois, Vahram Muratyan auteur du blog Paris vs New York a sorti un livre qui compile les meilleurs dessins de son blog maintenant archi connu et quelques nouveaux dessins inédits. Le livre séduira tous ceux qui comme moi aiment autant Paris que New York. C’est un cadeau sympa pour les amoureux des deux villes, tout comme les posters qui sont disponibles depuis un moment sur le site internet.
Personnellement, la simplicité des dessins et les similitudes des deux villes me font sourire. Il n’y a pas à dire, il a vraiment l’œil ce Vahram pour repérer les détails du quotidien qui font que chaque ville est si proche mais en même temps si différente, les détails que nous, le "quidam moyen", ne voit pas mais à chaque page on se dit "Ah mais oui, of course!". J’aurai personnellement bien aimé que le livre soit un tout petit peu plus grand qu’en format poche, mais là je chipote. Alors, je l’ajoute sur la pile de mes livres "I love NY" que je prendrai avec moi si je devais m’exiler sur une ile déserte.
Voici une petite sélection de dessins que j’aime bien tirés du blog Paris vs New York (cliquer sur l'image pour l'agrandir).
Et bien sur, celui ci:
Pour acheter le livre depuis la France, c’est ici. Depuis les US, c’est ici.
J’adore d’ailleurs le commentaire de l’internaute sur le site de la Fnac, toujours à râler ces frenchies!
Vahram, si tu me lis, comment tu dessinerais la négativité française, toujours à se plaindre, comparé à l’optimisme parfois naïf des américains? Pas facile hein? Enfin, moi je dessine hyper mal alors faut pas compter sur moi pour t’aider.
San transition, mais si comme moi, vous voulez afficher votre «I love Paris» attitude dans les rues de New York, je vous recommande ces ballerines de chez Anthropologie. Jamais sans ma Eiffel Tower!
mardi 14 février 2012
Did you lose your mind?
A Paris, il y a les velibs. A NY, il y a les pedicabs, comme un velib avec chauffeur en somme. Je m’étais toujours dit : «Rha, c’est un truc pour les touristes ça, over my dead body». J’ai changé d’avis.
Vendredi soir fin décembre + rush hour, + plein de monde dans les rues + pluie + pas de parapluie + je vais bousiller mes chaussures = la cata. Cherry sur le cupcake, la copine avec qui je dois prendre un verre me text pour la 3ème fois «You are on your way right?», alors que je suis toujours clouée devant mon ordi au bureau. Bref, je suis légèrement en retard.
J’attends un taxi, pensant que ça va me faire rattraper mon retard (idée complètement saugrenue, c’était en fait une flemme énorme de m’entasser dans un métro plein à craquer). Pas un taxi de libre à l’horizon forcement, à part plein de taxi off duty, c’est la loose. Un chauffeur de pedicab me supplie presque de le prendre, en avançant plein d’arguments super convaincants: «I’m way faster than any cab in NY» Mais oui, et moi je suis la reine d’Angleterre. «You are only going 50 blocks away, easy!» Ecoute c’est toi qui voit, moi je serai assise à l’arrière. «You can enjoy the holiday decorations on the way». Mais l’argument qui m’a fait lâcher: «You will be in Midtown in less than 10 minutes, you are sooooo skinny» Toi mon coco, tu sais parler aux femmes. Ah et accessoirement ça fera un super article de blog!
Je lâche et je monte.
20 minutes plus tard, j’en ressors comme si j’avais eu un deep tissue massage de 10 heures, j’ai mal partout, j’ai le mal de terre, et j’ai failli avoir 25 crises cardiaques.
Ah oui parce que le mec, il a pédalé comme un malade en zig zag entre les voitures comme si on était invincibles. Le mec, il a roulé par-dessus tous les trous et des bosses dans les routes et il y en a plein. Le mec, il m’a pas prévenu qu’il se prenait pour Rambo avec son pedicab. Le mec, il est certainement un peu suicidaire, mais pas moi. Tout ça pour dire que c’était marrant sur le coup, mais jamais, jamais, jamais, je remonterai sur un tel engin de torture!
J’ai tenté de prendre des photos, pensant à mes amis lecteurs qui rêvent de vivre cette folle expérience. Elles sont toutes archi floues, voir plus haut. J’ai tenté de filmer la scène pour pouvoir revivre cette expérience dans des moments d’ennui. Soit on voit rien, soit on m’entend glousser comme une idiote, mais dans tous les cas, on ne se rend pas compte à quel point j’ai risqué ma vie.
Quand j'arrive finalement à aligner 2 mots à ma cops, après 3 massages cardiaques, je lui montre mon moyen de locomotion et elle me regarde comme si j'arrive de mars en disant: «Did you lose your mind, no one does that!» J'aurai du lui demander avant.
Conclusion: je ne me deplace plus qu’en yellow cab, finies les blagues.
mardi 7 février 2012
L'info du jour
Ce matin, le rêve: à peine sortie de mon immeuble, un taxi passe comme au ralenti devant moi, ne demandant qu’à m’amener au bureau. Le chauffeur ne me force pas à lui donner mon avis sur le match du Superbowl et la victoire des Giants (ça tombe bien, je n’ai pas d’avis, j’ai toujours rien compris aux règles, et non je ne vais pas à la parade aujourd’hui) et ne me force pas à écouter le sien (ça tombe bien, ça ne m’interesse pas).
Je m’installe donc devant la mini télé (oui, c’est le 21ème siècle à NYC, il y a la télé dans chaque taxi. Prends-en de la graine taxi Parisien super cher, vraiment désagréable, toujours introuvable, et sans télé) et je regarde les news en pianotant en même temps sur mon blackberry et mon iphone (j’ai un PHD en multitasking, pas une seconde à perdre).
Et là je tombe sur l’info du jour : pour éviter les petits grumeaux dans le mascara, il faut mettre 2-3 gouttes de coca dedans. Ré-vo-lu-tio-nnaire me direz-vous ? Non, pas trop en fait. Voici pourquoi:
Primo, la shelf life d’un mascara c’est 4 mois maximum, pas 1 an, pas 5 ans, pas j’ai le meme depuis que je suis en 6ème. Avec un mascara de bonne qualité, normalement on n’en n’arrive pas aux petits grumeaux. Et si c’est le cas, on le jette.
Secondo, du coca dans le mascara, seriously? Moi j’ai pas tellement envie d’avoir mes cils qui se collent à cause des 15 tonnes de sucre par litre de coca, perso j’utiliserai plutôt du diet coca voire du coca zero! Parce que les cils tout collés les uns aux autres, c'est pas ultra sexy einh? En ce qui me concerne, je trouve le concept de rajouter un liquide dans mon mascara un peu gross et je ne suis vraiment pas certaine du résultat. Donc je m’abstiens, et j’achète un nouveau mascara.
Tertio, et most importantly, comment ils ont fait les gens de la video pour arriver à cette découverte? Je comprends bien qu’il y ait des scientifiques qui font de la recherche fondamentale sur des sujets ultra sensibles dans le monde, mais là… Encore une fois, je suis sceptique sur la véracité scientifique de ce test, si quelqu’un a des preuves je suis prête à étudier la question.
Bon, je vais continuer à regarder Taxi TV à la recherche de sujets majeurs comme celui-ci. Ma vie n’en sera que meilleure.
mercredi 1 février 2012
Vis ma vie...
...de jeune parent à New York
L’école publique ne commence qu’à 5 ans aux Etats-Unis (K), parfois a 4 ans dans certaines écoles (pre-K). Avant, il n’existe que des écoles privées et donc très très chères, en tout cas à NYC. Cool.
Acte I - Recapitulatif des deux derniers mois:
Persuadés que notre fille est un génie (sans preuve à l’appui, mais elle est vachement en avance, c’est évident) Monsieur Parisien et moi ne voulions pas perdre de temps pour maximiser son potentiel dès la rentrée prochaine. Après tout, elle n’a plus qu’une quinzaine d’années pour préparer son entrée à Harvard et pour l’instant elle ne sait compter que jusqu'à 20 et qu’en anglais et français, et ne connaît que quelques mots de chinois (elle fait Rosetta Stone en cours du soir, ils font pas ça vos enfants?). Bref, il y a du boulot.
Donc après nous être renseignés sur les différences entre les options très très chères et les options très chères, on a limité notre choix à deux écoles. On les a visité, rencontré les directrices, tenté de faire bonne impression et de montrer notre motivation, super bien habillés, tout en évitant de poser des questions trop idiotes. On a trouvé l’école de nos rêves au coin de la rue, encore fallait-il que celle-ci veuille bien de nous aussi!
Acte II - D-day
Comme ils acceptent les applications pour la rentrée prochaine à partir du 1er février, j’étais dans les starting blocs ce matin pour envoyer Monsieur Parisien à l’aube déposer le dossier. Ce matin, le futur de notre fille s’est joué super tôt.
7h du mat, le réveil sonne.
Je jette Monsieur Parisien hors du lit et l’envoie faire la queue devant l’école, super briefé avec plein de techniques pour passer devant tout le monde dans la queue super discrètement, le cas échéant.
7h15 du mat', Monsieur Parisien revient.
Moi: «Alors?»
Lui: «Je crois que c’est foutu, il y avait bien une quinzaine de personnes devant moi». Je savais bien qu’il n’avait rien écouté à mes techniques pour passer devant tout le monde, les mecs tous pareils.
J’hésite entre pleurer sur place et aller faire la grève de la faim dans le bureau de la directrice dès ce matin.
Lui: «C’est une blague, il y avait personne, tout était fermé. Il faut que tu y ailles à 8 heures».
Je me remets doucement de ma mini crise cardiaque et prends le destin de ma fille en main.
8h du mat, devant l’école. Je dépose le fameux dossier auprès d’une maîtresse qui faisait l’ouverture. Personne à l’horizon, pas un parent, pas un enfant. J’aurai pu prendre le temps de me coiffer, ça n’aurait pas changé grand-chose visiblement.
8h20 du mat, texto de Monsieur Parisien
Lui: «Alors?»
Moi, sympa, je lui réponds la vérité: «J’ai vu Miss whatever, je lui ai donné»
Lui: «Et elle t’a dit quoi?»
Moi: «Thank you»
Lui: «Tu crois que ça veut dire quoi?»
Moi: «Je crois que ça veut dire MERCI». Vengance.
Acte III - conclusion:
On attend.
Voici quelques liens utiles sur les différents programmes proposés à NY. Je suis très très très loin d’être une experte sur le sujet donc si vous avez des liens ou commentaires, n’hésitez pas je les rajouterai.
Ecoles privées bilingues français – anglais, $25K l'annee de maternelle:Lycee Français de New York
Lyceum Kennedy
Ecole Internationale de New York Fiaf Preschool
Dual Language programs (écoles publiques, à partir du K seulement en général):
PS 84, PS58, PS110, PS133, PS 151, PS73
EFNY Education Française à NY
Zoning des écoles publiques, à partir du K ou du pre-K, sectorisées en fonction de là ou vous habitez.
Articles:
Bracing for $40,000 at New York City Private Schools, NY Times
Pour une pre-scolarite en francais abodrdable, French Morning
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