jeudi 1 novembre 2012

It's a fine line



Je suis Parisienne et je l’assume. Et maintenant, grâce à mon dernier accessoire, je l’affiche. En effet, la semaine dernière, lors d’une journée de boulot comme une autre super pourrie, j’ai fait un petit tour chez Kate Spade à la pause dej soit vers 4pm tout va bien histoire de me changer un peu les idées. Je suis repartie avec plusieurs trucs dont ces petites boucles d’oreilles Eiffel Tower toutes mimi. Aussitôt achetées, aussitôt portées et je n’ai eu que des compliments dans les heures qui ont suivi. Pourquoi? Parce que porter des boucles d’oreilles Tour Eiffel lorsque l’on habite à New York, et d’autant plus lorsqu’on est frenchy, c’est hype. Est-ce que je me baladerai à Paris avec ces boucles d’oreille? Of course not! La limite fashion attitude / faute de goût est subtile. Ici, un océan les sépare. Est-ce que j’ai une photo du Brooklyn Bridge dans mon salon? Ben non, j’ai juste à regarder par la fenêtre pour le voir (enfin si je me penche beaucoup beaucoup et je regarde très très très loin). Est-ce que je me balade avec un tee-shirt I NY à NY ? Ben non, évidemment, c'est une évidence.


Il y a des choses, c’est la faute de goût assurée. Plusieurs exemples me viennent à l’esprit: la chemisette à manche courtes, c’est un big no no. Le fanny pack / sac banane, c’est pas pour rien qu’on n’est plus dans les eighties. Le backpack / sac à dos en guise de sac à main, au secours. Les ensembles coordonnés vestes + chemisier + jupes assorties, et pourquoi pas le sac à main tant qu’on y est, please help me. La liste est longue, malheureusement.

Mais en revanche, le détail qui tue est plus subtile. La coolitude n’est pas donnée à tous, heureusement. Et avec mes nouvelles boucles d’oreilles, je fais plein d’envieuses: toutes les américaines qui ne peuvent pas se permettre de se balader avec, ça ferait trop touriste à Paris qui fait son shopping dans les boutiques pour touristes. Encore un avantage d’être expat à NY. En plus d’être intrinsèquement cool, du fait du statut d'expat, on peut afficher son patriotisme tout en étant fashion.

jeudi 25 octobre 2012

The Rockstar

C’est pas tous les jours facile d’être une fashion victime.



Hier matin, à peine sortie de chez moi, je tombe nez à nez avec une fille qui porte le même pantalon que moi. A ce moment là, ça me fait sourire. 15 minutes plus tard je sors du métro et je croise une autre fille avec le même pantalon. Et 5 minutes après, en sortant de Starbucks avec thé à la main, la même chose. Là c’est juste pénible. C’est alors que je me rends compte que mon pantalon bleu électrique, couleur trendy de l’automne, est aussi assorti aux poubelles de recyclage de plastique de NY et aux parasols d’Union Square. Mais quelle idée quand même d’être assortie au mobilier urbain!

Donc si vous voulez être assortie à moi (et à la moitié de la ville) je recommande chaudement le skinny jean Aurora Blue de Old Navy. La honte, je sais, un pantalon Old Navy, ça fait pre-ado fauchée. Bon, et comme je fais un peu mon coming out ici, j’ai aussi le pantalon en couleur Honeycomb, autre it color de la saison, et aussi (3x la honte) polka dots rouge. Quitte a porter du Old Navy, autant y aller à fond !
Et The Rockstar c'est le nom du pantalon, ceci explique cela.


mardi 9 octobre 2012

Treat yourself

La journée n'avait pas super bien commencé. D'abord il pleuvait (= bad hair day), ensuite je n'avais rien à me mettre (enfin façon de parler einh, j'ai quand même un walk in closet rempli à ras bord), finalement j'avais plein de boulot (ça c'est le fil rouge de ma vie en ce moment, mais il va falloir que ça cesse) et une envie incroyable de retourner sous ma couette. En un mot, I need an intervention.



Le moment est venu d'agir afin de ne pas sombrer dans une post breakfast depression de milieu de matinée. Hop hop hop, je me commande un pick me up, parfaitement nommé pour me pick me up lors d’une journée morose.

Le principe? Un mini bouquet de roses just because. Entre le moment où je passe la commande et celui où je reçois mon bouquet, j'ai oublié que je me suis commandé des roses deux heures plus tôt et je suis presque surprise de voir le type du courrier arriver avec une grande boîte. Quand je vous dit que j'ai beaucoup de travail, ça m'en fait presque perdre la tête! Du coup, je suis ravie de ma surprise à moi même, et m'installe mon petit bouquet entre mon powerpoint et mon tableau excel, ça semblerait presque bucolique comme ça! (Je m'éloigne un peu du sujet mais j’entends déjà Monsieur Parisien alias Maitre Capello me corriger "Bucolique? Non mais n'importe quoi! Ça veut dire quoi pour toi bucolique?" et moi de répondre "Je me rappelle plus, mais ça faisait bien dans la phrase").

Bref, un petit Pick me Up de chez Ode à la Rose de temps en temps ça fait vachement de bien. Et un gros bouquet ça peut pas faire de mal non plus. Merci Ode à la Rose, just what the doctor prescribed!
Ah et contrairement aux fleurs du déli du coin qui font grise mine dès day 3, celles-ci ont très bien tenu la route pendant une petits dizaine de jours, et ce en oubliant de les arroser ou d'en changer l'eau. On va mettre ça sur le compte du surmenage ou de la flemme 53 pas jusqu'à la cuisine du bureau.
.



lundi 8 octobre 2012

Turn on the fire


Envoyez les vannes, hier soir j’étais au concert de Johnny. Oui, vous ne rêvez pas Johnny Halliday à NYC. Alors qu’on le disait presque mort il y a quelques semaines, Johnny a rocké la communauté française de New York au Beacon Theater et je dois avouer que c’était assez mortel. La différence majeure entre le Stade de France et le Beacon Theater, c’est que la salle de NY n’a que 2,800 places. L’autre différence c’est que le public de Johnny made in New York n’est pas le fan type de Johnny, cheveux longs, veste en cuir, tee shirt I love Jojo, mais plutôt les expats francais CSP++++ qui n’auraient, comme moi, jamais été voir Johnny en France, mais à New York ça passe quand même vachement mieux. Chaude ambiance donc hier soir, Johnny était au top et a chanté tous ces succès les plus connus. A 69 ans, il en faisait 15 de moins (enfin, de loin et avec plein de maquillage, de près je ne garantis pas!)


Faut aimer les chansons, mais la musique était top. En revanche, le pantalon en cuir noir moulant, les chemises en soie noire avec des strass et les santiags, ça ne va pas à tout le monde. Johnny, je comprends que ce soit ton signature look, mais honnêtement un look un poil plus moderne genre jean et une chemise normale, ça n’aurait pas été mal non plus. On est plus dans les années ’60, et ce depuis quelques décennies fyi.

En ce qui me concerne, j’ai passé la journée à me demander ce qu’on met à un concert de Johnny. Une veste en cuir, c’est une évidence, mais le reste? Il faut faire rocker mais pas trop, fashion mais pas trop, concert mais pas trop. Du coup, j’ai opté pour un haut à paillettes pour le coté rock / fashion, un boyfriend jean pour le coté rock / cool et bien sur l’incontournable blouson en cuir pour le cote je vais a un concert de Johnny et j’assume.

Depuis quelques années, les artistes français défilent à NY pour dire qu’ils ont fait un spectacle en Amérique, et pour la plus grande joie des frenchies de NY en manque de culture française. Je dois être la cible parfaite, parce que dans les dernières années, j’ai vu Gad Elmaleh, Patric Bruel (la honte…), Vanessa Paradis, Charles Aznavour et maintenant Johnny Hallyday. A chaque fois ils font salle comble ou presque et à chaque fois je suis collée à mon ordinateur dès que les billets sont mis en vente des mois avant le spectacle. Vous allez croire que j’ai des gouts musicaux plutôt douteux, vous aurez certainement raison.

Le prochain c’est Gad Elmaleh fin novembre à City Winery, moi j’y serai!

dimanche 7 octobre 2012

Addict



On me demande souvent si des produits qui me manquent de France et les incontournables que je rapporte systématiquement à chaque passage en France. Ma réponse est toujours la même : « Mais enfin, on trouve tout à New York! ». Je me lance alors sur des grandes théories géopolitiques sur la globalisation, le coté cosmopolite de New York, New York c’est le centre du monde, bla bla bla. Pour faire simple, on trouve de tout à New York, du fromage, du jambon, du saucisson, des gâteaux, du foie gras...tout. Il faut juste savoir où chercher. Bon, le seul problème c’est qu’il faut accepter de payer ultra cher son paquet de gâteau ou sa baguette, mais c’est presque un détail.


Ça c’est ce que je disais avant. Lors d’un passage éclair a Paris il y a 2-3 semaines, je me suis retrouvée en pleine crise de manque de cake aux fruits Brossard au Monoprix rue des Pyramides. Il n’y avait pas de cake aux fruits à ce Monop’ et Monsieur Parisien s’impatientait de mes bêtises, on était juste un tout petit peu en retard au diner où on allait et lui le cake aux fruits ça lui fait ni froid ni chaud. L’ho-rreur. Le lendemain, je me suis levée aux aurores pour dévaliser les rayons de cake aux fruits de plusieurs superettes de quartier. 5 paquets de cakes aux fruits plus tard, je devais juste m’asseoir sur ma valise pour la fermer, rien de bien inhabituel. En revanche, je salivais déjà en pensant aux petits déjà que j’allais me faire une fois arrivée à la maison. La mauvaise nouvelle, c’est qui Mini Parisienne aime aussi le cake aux fruits, je dois donc en manger en cachette pour ne pas partager, en mère ingrate que je suis.



Il faut voir la réalité en face. Je suis accro au cake aux fruits Bossard et j’assume…presque. Donc si tu me connais et que tu lis cette note, et que tu as prévu de me rendre visite dans les prochains mois, en plus de Gala, pense à mon cake aux fruits. Brossard de préférence, et j’aime mieux les prétranchés, le goût est meilleur (comme ça ça a l’air fou, mais je te jure, le goût est BIEN meilleur). Je suis contente de faire vivre l’industrie des cakes aux fruits prétranchés.

Et pour moins cher qu’un aller retour JFK-CDG, il y a aussi :

Simply Gourmand

Mondizen (mais vu le prix du shipping, il faut y reflechir a 10 fois).

dimanche 2 septembre 2012

Le livre de la rentrée

Cela fait des mois que je rêve d'être la BFF de la personne qui écrit le blog Suri's Burn book. Je me dis que lui et moi on irait bruncher (oui, parce que je pense que c'est un mec qui écrit le blog, vu les commentaires cyniques et l'œil fashion), on irait faire du shopping (oui, parce qu'il a des invits pour les sample sales top confidentielles YSL (oups SL) et Jimmy Choo, ou Louboutin, of course), on parlerait déco (oui, parce que quand il n'écrit pas, il est architecte d'intérieur). Bref, un chic type, comme vous et moi.

Mais voilà, le jour où il a fait son coming out et est sorti de l'anonymat, ça m'a fait le même effet que quand j'ai appris que le père Noël n'existait pas: j'étais hyper déçue.


Tout d’abord, ce n'est pas il mais elle : son vrai nom est Allie Hagan.

Il n'habite pas à NY ou LA, mais à Washington DC (boh-ring).

Et cerise sur le cupcake, il n'est pas architecte d'intérieur mais consultante dans une boite de lobbying.


Je vous laisse regarder sa bio sur le site de la sus-dite boite, elles sont loin les samples sales Louboutins et les champagne brunch chez Bagatelle. En revanche, je ne ferai pas de commentaire sur sa photo de profile, ce serait mesquin et facile. Pas sure d’ailleurs que son employeur apprécie son nouveau statut de bloggeuse célèbre.


Tout ça pour dire que Allie ne s’est pas seulement contentée d’écrire un blog pendant ses heures de travail, mais elle est aussi sur le point de publier son premier roman : Suri's Burn Book: Well-Dressed Commentary from Hollywood's Little Sweetheart disponible dans toutes les bonnes libraires à partir du 4 Septembre 2012.


Je vais lui donner le bénéfice du doute et me précipiter sur son premier roman qui parait après-demain. Toujours écrit sous la plume de Suri Cruise, je vais croire que son day job est une erreur passagère. Allez Allie on se reprend -- LA, les sample sales (avec moi), et un futur job d’architecte d’intérieur t’attendent!


mercredi 4 juillet 2012

Mauvais timing



Hier matin j'arrive au bureau après un passage très matinal chez le coiffeur. Mon assistante me félicite de ma nouvelle coupe, qu'elle décrit comme un LOB ou long bob. En vrai, c'est un carre dégradé qui arrive aux épaules. LOB ça fait moins cool que BOB mais bon.


Je lui dit que comme d'habitude le coiffeur n'en a fait qu'à sa tête et que j'aurai bien aimé un peu plus court, là c'est sympa mais un poil long etc etc. Et voilà ce qu'elle me répond la bitch: "Oh no, you don't want a mom haircut". Ah ben non, c'était pas mon intention, tu vois, la mom haircut ça ne me semble pas super sexy sur le papier, bee-yatch!
Forcément, elle, elle a les cheveux raides et longs, comme 99% des américaines de moins de 40 ans. Pas très original, mais le symbole de la féminité à l'américaine. Elle n'est pas blonde, ça c'est le nec plus ultra. Pour elle, et je pense pour pas mal d'autres filles, tout style autre que cheveux longs est considéré comme "no style", pas féminin, pas élégant, trop pratique. Alors c'est marrant, pour moi, c'est le contraire, les cheveux longs c'est plutôt banal et ça ne me va pas. Mais most importantly, jamais il ne serait venu à l'idée de changer radicalement de coupe lorsque Mini Parisienne est arrivée, sous pretexte que maintenant que je suis une mom, il me faut tout l'accoutrement obligatoire: mom hairstyle, mom jeans, mom car, et pourquoi pas remplacer mon handbag par un diaper bag tant qu'on y est! Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé, mais je déteste les diaper bags.

Mais revenons à la fille à la source de mon irritation. C'est dommage parce que jusque là elle faisait plutôt du bon boulot, et les year end reviews sont dans moins d'un mois chez nous! A sa place, je passerai plutot mon temps à dire à sa boss que je suis super bien coiffée, et que j'ai perdu 5lbs depuis la semaine dernière, que j'ai super bonne mine, et que ma robe me va à ravir. Je suis complètement sensible au kiss ass-ing qui ne me pose aucun problème déontologique.
En revanche, je suis super rancunière sur des sujets graves comme ma coupe de cheveux. Good luck, cocotte!